18.04.2007

L’avenir des Bouches du Rhône mis en danger par des syndicats irresponsables

 

Après dix huit jours de blocage du Port autonome de Marseille et un conflit qui aura coûté 25 millions d’euros aux compagnies pétrolières, des politiciens lâches auront une fois de plus cédé face à la minorité violente de la CGT.  Le gouvernement a acheté la paix sociale  en période électorale.  Mais l’image du port est encore une fois ternie ; alors que le trafic se développe dans les autres ports méditerranéens, Marseille n’en profite pas et a perdu un tiers de sa part de marché. Mais le syndicat a obtenu le privilège de cinq emplois réservés au détriment des salariés de GDF.

En Juin 2003, une grève des éboueurs au moment de la visite de la délégation helvétique a fait perdre la Coupe de l’America à Marseille. Puis il y eut les conflits de 2005 à la SNCM avec  la paralysie des terminaux et le quasi-dépôt de bilan de la société (au frais des contribuables).

On se souvient aussi des six semaines de grève des transports publics qui ont fait perdre 30% de leur chiffre d’affaire aux commerçants de la ville.

Maintenant, c’est à la zone commerciale de Plan de Campagne qu’ils s’en prennent.  La zone est ouverte le dimanche, ce qui permet aux travailleurs de pouvoir faire leur courses et elle attire des milliers de clients.  Les salariés y travaillent sur la base du volontariat, touchent 100% en plus et ont un jour et demi de repos compensateur, ce qui attire en particulier beaucoup d’étudiants.  Les salariés de la zone ont manifesté à Marseille , car un millier d ‘emplois est menacé si la zone ferme le dimanche ; ceci ne donne pas d’états d’âme à une CGT toujours aussi dogmatique  qui attaque en justice pour réclamer la fermeture.

On peut se demander quel est le but recherché, puisque le seul obtenu depuis des dizaines d’années est  la perte d’emplois qui fait que les Bouches du Rhône se situent au dessus de la moyenne nationale en ce qui concerne le chômage.  Beaucoup a été écrit sur la dictature des syndicats pourtant peu représentatifs et la faiblesse des gouvernements successifs pourtant élus.  Cet aspect essentiel de la politique française n’apparaît guère dans les discours de nos candidats aux présidentielles.  Doit-on comprendre que ça va continuer ?  On n’a pas fini de voir nos jeunes quitter la France pour aller travailler à l’étranger .  

 

Eliette

PEUT-ON LIMITER LA LIBERTE D’EXPRESSION ?

    La plupart d’entre nous, adhérents AL,  avons  rejoint le parti avec enthousiasme et  l’idée de diffuser les idées libérales quitte à nous battre contre tous, puisque la France semble profondément antilibérale si l’on s’en tient à la liste de candidats à la présidentielle. L’un des aspects essentiels du libéralisme est la défense des libertés individuelles  contre la toute puissance de l’état . Le centralisme bureaucratique étant à la base même de la doctrine socialo-communiste dont se réclame haut et fort la gauche française, nous ne sommes pas à gauche !

Alternative Libérale qui ne se veut ni de droite ni de gauche,  soutient  Bayrou , candidat UDF, en principe  de droite.   Or, une partie de la gauche fuit les rangs de Ségolène (on les comprend) et se presse chez François, pas Hollande, Bayrou.  Mais ils débarquent avec leurs convictions  collectivistes, leur comportement de détenteurs de vérité,  et une grosse dose d’opportunisme puisque ce François là  est  à présent crédité  par les sondages d’un pourcentage de voix le propulsant au second tour et même à l’Elysée.   Ainsi,  Bayrou ayant des chances de devenir président, les amis rappliquent !  Les démarches de Rocard et Kouchner  en faveur d’une alliance  de la gauche et de l’UDF placent ce regroupement  à gauche contre un Sarko de droite.  Un des arguments du Codir pour justifier le soutien à l’UDF était de nous éviter d’être étiquetés à droite, nous voilà à présent carrément à gauche.  Donc chers collègues d’AL vous soutenez sans l’avoir voulu une candidature de gauche !  CQFD.   Il vaut mieux  que ce soit clair.     

    Je devrais dire la direction d’AL s’est ralliée à Bayrou puisque la base n’a pas été consultée ni même avertie, et elle reçoit même des directives sur la manière de contacter « son UDF locale » et de participer à sa campagne !  D’où grosse colère, mécontentement , consternation, incompréhension ou acceptation passive ;  je suppose qu’il y en a qui disent pourquoi pas  faute de mieux ; bon, c’est selon votre nature individuelle, moi c’est grosse colère.  Mais en tout cas impression de ne rien contrôler, d’être considéré comme des simples exécutants aux ordres de,  ou au service de,  bref de s’être fait avoir.  Parce que le libéralisme, c’est pas ça du tout   et le libéralisme, ça manque beaucoup dans le fonctionnement d’AL.   D’accord c’est un jeune parti, et il y a la légitimité des fondateurs mais  ça va durer combien de temps ça ?

     Et le coup médiatique ( !!!) dont on nous rebat les oreilles , ça a nous a apporté quoi à nous ?  La rébellion  ou la désertion d’une partie des adhérents, mais au fait combien ?  Sur l’Intranet AL rien de tout cela ne transparaît , pas grand chose à se mettre sous la dent en ce moment ; SILENCE ASSOURDISSANT !  Les responsables interrogées éludent la question ou minimisent la réaction des adhérents.  Donc manque de transparence et de démocratie.  Le Codir aurait-il pris le risque de perdre une partie de adhérents ,  dans le genre  « ça passe ou ça casse » ?  Merci ! Ca nous fait bien plaisir !  Essayer de couvrir ce qui se passe réellement, agir en secret, c’est ouvrir le champ à toutes sortes de bruits et de rumeurs, et crée une atmosphère  malsaine de méfiance et de haine.

    Pendant les jours qui ont suivi le ralliement, des protestations très rafraîchissantes dans leur spontanéité, ont surgi de partout et continuent de s’exprimer sur le blog Paris libéral qui n’a pas encore été repris en main, ou  sur d’autres blogs.  Donc mécontentement il y a, quelle qu’en soit l’ampleur. Cette affaire démontre bien les dangers du centralisme et de l’absence de  courants de pensée divergents. En démocratie, il y a toujours une opposition.   Les méthodes auto rita ires ne peuvent en aucun cas se manifester dans le fonctionnement d’un parti qui se veut libéral.  Même si la France a un surmoi de gauche, même si elle se prétend  antilibérale, nous vivons dans une société  où nous pouvons nous exprimer librement,  SI NOUS LE VOULONS BIEN.  Il serait naïf de croire qu’on peut priver qui que ce soit de parole au siècle de la communication de masse et d’Internet et ce serait une grossière erreur d’essayer.   

 

Eliette

08.04.2007

Crédibilité chérie

Je suis frappé par le nombre de gaffes et d’approximations de la candidate socialiste. Cette campagne ne semble pas avoir été préparée correctement à gauche et notamment en matière de politique internationale. Je garde en tête la bourde en Chine avec le discours sur la célérité de la justice chinoise. Celle-là est énorme quand on sait que des milliers d’exécutions ont lieu chaque année et que la famille du condamné à mort doit payer la balle tirée dans la nuque de son enfant. Une justice expéditive et donc louée par Ségolène, candidate de gauche !

Elle s’est pris les pieds dans le filet quelques fois avec le Nucléaire iranien, et plus récemment avec le régime des Talibans qu’elle croyait encore au pouvoir…

On peut même se demander si ce n’est pas une caractéristique des femmes de gauche accédant au pouvoir. Je me souviens d’Edith Cresson qui à peine arrivée à Matignon parlait des Anglais comme des homosexuels notoires et comparés les Japonais à des fourmis…

 

La méconnaissance des affaires internationales de Ségolène me fait penser à un autre gaffeur de la scène mondiale, un certain Georges W Bush… Sa première élection a donné lieu à des bourdes encore plus énormes que celles de Ségolène Royal déclenchant l’hilarité générale plus que l’indignation aux Etats-Unis car il avait un côté très sympathique qui le rendait proche de l’Américain rural, ce dernier se préoccupant assez peu des considérations internationales et du nom de tel ou tel premier ministre « estranger ». En revanche Ségolène ne semble pas avoir un grand sens de l’humour. Elle est plutôt du genre pince sans rire. Ca ne passe pas...

 

Le propre d’un bon orateur est de savoir lire un discours écrit par un « proche collaborateur » tout en affichant la conviction qui sied pour convaincre l’auditoire que le texte vient « du plus profond de son cœur ». Ségolène ne convainc pas, elle n’est pas une bonne oratrice.

 

Sans doute faut-il s’être préparé pendant des années pour gagner une élection présidentielle et la crédibilité compte plus que tout à l’instant de mettre son bulletin dans l’urne. Sarkozy s’y est préparé dit on depuis sa plus tendre enfance et il est manifestement prêt. Laure Manaudou nage 17 kms par jour pour être la meilleure nageuse du monde…Ségolène aurait dû mieux se préparer, mieux s’entourer, mieux rassembler…DSK aurait pu être très important pour elle et on ne le voit pas. Il prépare peut-être la scission du PS.

 

L’hypothèse d’un second tour Sarkozy – Lepen  revient en force au fur et à mesure que Ségolène se décrédibilise et le pays afficherait alors une nouvelle fois au yeux du monde sa particularité. Ce serait la deuxième fois et donc ce ne serait plus un accident de l’histoire ! Nous aurions alors du mal à demeurer pour les autres peuples de la Terre, le pays des Droits de l’Homme…

 

CyC

04.04.2007

Libres de choisir la sauce...

 Je me suis absenté un moment (4 à 5 mois), le temps de m'occuper de ma start up à moi et puis voila que je constate un malaise profond au sein des équipes d'AL13.

 Que s'est il passé?

Nous n'avons pas obtenu les 500 signatures. Il faut bien avouer que l'inverse aurait été une surprise tant il apparaissait difficile de se procurer les précieux Sésames....

 Oui mais alors pourquoi les 4 communistes révolutionnaires dont le projet de société est absolument anachronique et déphasé face aux défis du monde actuel, sont ils qualifiés pour la course à la plus haute fonction. Ce qui signifie que plus de 2000 élus ont donné leur signature à des communistes. Le plus fou étant que si l'on considère qu'il y a 12 candidats et que le temps de parole doit être égal on va donc devoir écouter durant 30% du temps de la campagne présidentielle des candidats appelant à la fin de l'économie de marché, à la réquisition des biens privés, à la révolution marxiste avec un siècle de retard.

 C'est tout le paradoxe français qui est là. Alors que le monde entier, et en particulier ceux qui ont connu les affres de l'Idéal communiste, se tourne vers la liberté du commerce et l'ouverture au monde, la France se replie sur elle même trop appeurée d'y perdre sa qualité de vie. Acquis sociaux par ci acquis sociaux par là ! La France s'arqueboute sur son train de vie colonialiste en se voilant la face sur sa situation actuelle de puissance moyenne. Nous ne pouvons plus autant influer sur le cours de l'histoire du monde et la Grandeur de la France en a pris un coup....alors nous opérons une régression foetale qui nous renvoie à notre passé glorieux...nous cherchons la protection de la mère tout en redoutant l'autorité du père....La mère, le Père, Ségo, Sarko....anesthésistes de la politique et adeptes du dirigisme d'Etat..

Le libéralisme est donc absent de cette campagne et Bayrou ne propose rien d'autre que le Niségo Nisarko...Une fois au pouvoir que pourrait-il faire sans l'une ou l'autre des deux composantes?...Je n'arrive pas à y croire même si l'homme ne me déplaît pas.

Des Communistes, des dirigistes patentés, des chasseurs, des verdâtres rosés, des maires revanchards...mais point de candidat libéral, et donc aucun représentant de la liberté.

En désespoir de cause je voterai sans doute pour Sarkozy tout en redoutant qu'il ne se chiraquise ...Mais d'autres au sein d'AL voteront sans doute pour Bayrou voire pour Ségolène puisqu'après tout nous sommes encore libres de choisir à quelle sauce nous allons être mangés nous les Libéraux de France!

03.04.2007

Tabac - Et la liberté de fumer, Bordel !

Tabac

Et la liberté de ne pas fumer, bordel !

 

Depuis la nouvelle loi sur l’interdiction de fumer dans les lieux public, on ne cesse de nous bassiner avec les malheureux fumeurs obligés de sortir dans le froid et le vent risquant presque leur vie pour s’en griller une ; pauvres fumeurs brimés, culpabilisés, par la méchante loi qui porte atteinte à la Liberté ! 

 Et moi comme tant d’autres, ça fait des années ou des dizaines d’années que les bistrots, la plupart des restos et tous les lieux publics me sont interdits parce que je ne supporte pas la fumée ;  ça concerne les allergiques, les asthmatiques,, les migraineux, les tubards, les anciens fumeurs etc.. . ; sans compter ceux qui ne veulent simplement pas respirer un air enfumé (le fameux tabagisme passif), c’est quand même leur droit, et ça fait du monde, beaucoup  plus que de fumeurs.

Il faut cesser toute cette hypocrisie.  Les faits sont là, tout simples.  Si quelqu’un picole à côté de moi, ça ne m’oblige pas à picoler mais s’il fume, ça m’oblige à fumer.  Or la liberté des uns s’arrête où commence celle des autres.  Dans le monde réel, tout comme le nuage de Tchernobyl ne s’est pas arrêté aux frontières françaises, la fumée ne reste pas dans une bulle autour du fumeur, elle se répand et oblige ses voisins à fumer.  Se plaindre de ne pas pouvoir fumer dans les lieux publics c’est faire preuve d’une mauvaise foi crasse.  Il n’y a pas des masses de solutions ; c’est soit fumer dehors, soit dans le local  réservé aux fumeurs.

Jusqu’à la prise de conscience « officielle » du danger de la cigarette, il était en quelque sorte tout naturel et très tendance de fumer, et c’étaient les non fumeurs qui se retrouvaient du coup culpabilisés, pas dans le coup,  des emmerdeurs, voire des fascistes ou intégristes s’ils s’avisaient de dire poliment que la fumée les gênait. Il arrivait même  que le fumeur triomphant fasse preuve de magnanimité  en demandant benoîtement si ça ne vous ennuyait pas qu’il en grille une toute petite et vous étiez tellement attendri par tant de prévenance que vous vous empressiez d’acquiescer et d’étouffer discrètement votre toux  pendant qu’il affichait un sourire extatique au milieu des volutes.

Avant les lois anti-tabac, quelle solution pour le non fumeur ?  La bagarre, en général vouée à l’échec ou la fuite.  Impossible de mettre un pied dans la salle des profs des lycées ,  de faire la queue à la poste ou ailleurs parce qu’un seul fumeur grillait cigarette sur cigarette ; bistrots interdits, bien sûr ; on se caille sur la terrasse, ou on mange un sandwich sur un banc  avec une canette de bière de chez l’épicier du coin ; on s’entasse dans les coins non fumeurs des restos qui ont pu en aménager ; on travaille même hors de son bureau quand le patron ou les collègues avec qui vous le partagez se foutent pas mal de votre asthme.

Je me souviens du temps où on fumait dans les avions, huit heures à côté d’un gars qui fumait le cigare non stop, ou dix heures avec des enfants en bas âges en section non fumeur quand la section fumeur commençait au rang juste derrière sans le moindre écran entre les deux.

Alors qu’on ne vienne pas me culpabiliser avec les difficultés des fumeurs, moi j’ai déjà donné et j’attends avec impatience le moment je pourrai enfin aller au bistrot et en particulier une petite boîte sympa avec de la musique live où jusqu’à présent je n’ai pu tenir plus d’un petit quart d’heure sans étouffer.