05.11.2006

Bon SHOW !

Edouard, ça dépendra beaucoup de toi.

 

Nous avons eu le plaisir de recevoir Edouard Fillias et Aurélien Véron vendredi 3 novembre à Aix en Provence au sein de notre comité AL 13. Nous ne sommes pas encore très nombreux au niveau local mais la trentaine de personnes présentes avaient tous à cœur de défendre le projet libéral et sont reparties plus convaincues que jamais que nos idées sont les bonnes (voire les seules) pour sortir la France du marasme ambiant. Il faut noter ici la présence de Gérard Bramoulé, membre de l’équipe municipale aixoise venu soutenir nos idées.

 

A la fin de la présentation du programme faite par Aurélien Véron et Edouard Fillias le débat s’est focalisé sur l’urgence de résultats concrets pour notre mouvement sous peine d’une régression rapide du pays. Sans tomber dans le catastrophisme, je crois que nous avons tous conscience du besoin de changements structurels rapides de notre société qui ne peuvent intervenir que dans le respect des règles démocratiques et donc dans le cadre des échéances électorales qui se présenteront. Ce temps est donc invariable et nous nous sommes engagés dans une course de fond qui toutefois tournera à notre avantage car le modèle actuel est mathématiquement appelé à la réforme : la terrible équation création de richesses - distribution des richesses ne pouvant pas rester éternellement dans le rouge vermillon.

 

Pour celles et ceux qui ont besoin de rêver d'un changement rapide, je dirais que l’émergence d’Alternative Libérale et son développement rapide prouve que le mouvement est en marche.

La première étape cruciale sera la capacité du parti à faire émerger un leader crédible, courageux et médiatique.

 

La crédibilité d'Edouard Fillias est issue d’un parcours sans faille dans le monde associatif au sein de Liberté Chérie avec les succès que nous connaissons tout en réussissant brillamment ses études à Sciences Po Paris et HEC. Le courage est indéniable car il en faut assurément pour créer un parti en France afin de défendre ses idées plutôt que d’entrer dans une grande boîte en Asie à la sortie d’HEC…

Mais si ces conditions sont nécessaires pour assurer le démarrage du parti elles ne sont pas suffisantes.

 

Il faudra aussi et surtout qu’Edouard Fillias soit un « animal médiatique » pour développer son image et entraîner l’image du parti avec lui afin d’éduquer les français aux idées libérales.

A mon sens le temps d’émergence de notre mouvement sera directement lié à la capacité médiatique de notre leader. Les exemples d’Olivier Besancenot pour LCR, de Clémentine Autain pour le PC, d’Arlette Laguiller pour LO mais aussi de Bernard Tapie, à l’époque, pour le Parti Radical prouvent qu’un parti ne peut exister sans l’émergence en son sein d’un leader charismatique. Une bonne bouille, de bonnes réparties sur les plateaux télé font mieux passer un message que des centaines de tractages dominicaux sur les marchés. La politique est aussi un spectacle et il faut faire avec..

On commence par les Grandes Gueules et on finit sur le plateau d'Arlette Chabot.

 

Alors Edouard bon vent et surtout Bon Show !

 

Cyril Castello

AL13

01.09.2006

Les tribulations du mot "Libéralisme"

  Un Américain "liberal" est un social-étatiste, voire un gauchiste tandis qu'un Américain conservateur est libéral dans l'acception classique de ce terme en Europe.  Il faut aussi faire très attention à ne pas confondre le mouvement "new conservative" et les néo conservateurs, les premiers étant d'authentiques conservateurs, les autres, des libéraux au sens français. Cette confusion est due au détournement de sens subi dès le milieu du 19e siècle par le libéralisme dans la sphère intellectuelle et politique anglo-saxonne surtout américaine, où ne s'est pas développée une tendance fortement dominante crypto-marxiste comme en France. En Europe continentale, des courants libéraux souterrains ont cependant survécu pour renaître au milieu du 20e siècle avec l'Ecole Autrichienne qui a émigré au Etats Unis et refait briller le flambeau du libéralisme.  Mais le "libéralism" ayant pris un autre sens entre temps et dans l'impossibilité de récupérer le mot dans son acception d'origine, et ce, malgré les tentatives de Hayek, il a fallu se résoudre à trouver d'autres appellations.  "Libertarien" ayant une connotation très libertaire ne faisait pas l'unanimité et était réservé à  des courants très individualistes.  Faute de mieux on utilise le terme de néo conservateurs qui n'est guère plus satisfaisant.  Le libéralisme associé aux qualificatifs de classique, nouveau ou moderne n'a pas pris non plus Outre Atlantique.

  Ceci prête à confusion dans les traductions mal faites ou la lecture de textes en anglais car on ne sait plus à quelle sorte de libéralisme on a affaire. D'où des tentatives insidieuses de dévoyer encore le sens du mot et de transiger avec les libertés individuelles. Le remarquable ouvrage d'Alain Laurent "Le Libéralisme américain" retrace l'histoire de ces glissements de sens et des courants de pensée politique des deux côtés de l'Atlantique. Il est essentiel de bien connaître cette histoire pour bien comprendre l'essence profonde du libéralisme et ne pas se laisser séduire par les sirènes de la pseudo solidarité étatiste ou de la "fraternité" collectiviste.  La gauche a diabolisé le libéralisme et l'a affublé du qualificatif d'"ultra" tout comme le capitalisme est toujours "sauvage".  On le ressasse à tout bout de champ et ça rentre dans les têtes, surtout celles que préfèrent ne pas penser.  N'oublions pas que pour l'instant, c'est la gauche qui a gagné la bataille des mots; mais gagner une bataille n'est pas gagner la guerre.  Une connaissance approfondie et un pouvoir d'analyse percutant (ça s'apprend!) nous rendront la liberté intellectuelle.

 

Eliette

30.08.2006

De la théorie à la pratique

De la théorie à la pratique...

Notre réunion du 29 Août 2006 a réuni 30 personnes à Aix en Provence en la présence d'Aurélien Véron et Douce de Franclieu, porte-parole d'Alternative LIbérale. Cette réunion avait lieu en marge de l'université d'été de l'ALEPS organisée par Jacques Garello depuis fort longtemps. Pour la première fois, la plupart des participants n'étaient donc pas des provençaux mais les débats n'en ont pas moins été très instructifs.

Nous avons une nouvelle fois constaté que les libéraux français sont dans l'attente d'un renouveau politique et souhaitent l'émergence d'une force capable de faire valoir leurs idées sur la scène politique. Nous sommes tous conscients des chantiers qui nous attendent et des obstacles qui parsèmeront notre chemin mais le vide existe et il faut le combler.

Rien ne se fera sans la mise en place de structures et d'un réseau. Ce dernier existe mais il est éclaté. On ne me fera pas croire qu'il y a plus de pro-communistes dans notre pays que de libéraux. Il nous faut rassembler (mot à la mode en ce moment) et fédérer ceux qui croient dans nos idées avant de convaincre ceux qui croient les connaître et les rejettent en bloc.

Il est donc temps que tous les libéraux se mobilisent et agissent pour défendre les valeurs de la liberté de choix.

Je voudrais choisir une école qui corresponde à mon enfant, un système d'assurances sociales moins coûteux et plus performant, une assurance chômage qui me convienne avec la possibilité de choisir l'organisme qui m'aidera à retrouver un emploi...Je voudrais choisir d'acheter un appartement plutôt que de verser une part très importante de mon salaire à un système de retraites par répartition qui contraint une génération à se sacrifier pour la précédente sans assurance de bénéficier des mêmes prestations...Je voudrais avoir des syndicats qui me représentent vraiment en dehors du monopole octroyé en 1966 (je n'étais pas né) à un groupe de 5 centrales qui sont aujourd'hui encore appelés "les partenaires sociaux" tout en ne représentant qu'une partie infime des travailleurs...Je voudrais que les politiques soient issus de la société civile et connaissent la vie d'une entreprise, qu'ils ne soient pas tous issus d'une caste technocratique avec les accointances que l'on perçoit de toutes parts. Est-il normal que les leaders de la vie politique aient tous été dans la même école et apparaissent souvent sur la même photo de classe?

La présidentielle qui approche doit servir de moteur car c'est le moment qui permettra à notre candidat d'exister dans les débats et de défendre nos idées. Sinon nous serons une nouvelle fois hors de l'arêne et éternels spectateurs théoriciens de la faillite annoncée d'un système anachronique.

Tant de choses à changer mais certainement tant de gens qui voudraient que les choses changent.

Il est temps de passer à l'action.