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10.07.2007
DES CHIFFRES SUR LA FONCTION PUBLIQUE
Des chiffres sur la fonction publique, voilà ce que nous propose Michel Godet , professeur au Cnam, dans un article de La Tribune du 6 juillet.
De 4 millions en 1982, le nombre de fonctionnaires est passé à 5 millions en 2003. L’emploi public a augmenté de 24% dans cette période soit deux fois plus que l’emploi privé. A présent, il représente plus de 27% du total, soit 6,8 millions d’emplois payés sur fonds publics. La France championne toutes catégories en emplois publics, compte près de 50% de plus d’enseignants, de policiers ou d’agents du fisc que la Grande Bretagne. La France est-elle pour autant mieux protégée et mieux éduquée? Certainement pas et pourtant on entend toujours la vieille litanie de ceux qui demandent toujours plus de profs et de flics. Une partie de la dérive est due aux collectivités territoriales ce qui explique l’explosion des impôts locaux et est la conséquence des 35 heures. Le temps libre, compensations et RTT, plus l’absentéisme plus élevé que dans le privé ont conduit jusqu’à plus de 50 jours de congés. On embauche donc plus de fonctionnaires, pas de problème de budget, c’est le contribuable qui fournit la rallonge sans que l’on ait à demander son avis !
Sarkozy s’est engagé à ne remplacer qu’un fonctionnaire sur deux. Bien mais ça ne concerne que la fonction publique nationale, soit la moitié des fonctionnaires. Or c’est l’autre moitié qui a recruté massivement ces dernières années et a continué à le faire en 2006.
La réduction de la fonction publique, des impôts et de la dette, c’est pas gagné. Et c’est pas avec des réformettes et des gadgets qu’on va y arriver. Au sommet, on s’agite beaucoup mais aura-t-on l’énorme courage politique que ça implique ?
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06.07.2007
LES LIBERAUX DE LYON : REFORMER OU DIVISER ?
Une quinzaine de libéraux issus de divers mouvements se sont réunis à Lyon le 23 juin. Cette réunion était prévue de longue date depuis le ralliement de la direction d’AL à Bayrou qui avait fortement mécontenté et jeté dans l’opposition une partie des adhérents.
Le principal sujet proposé à discussion était : Un parti politique libéral est-il possible ? Le libéralisme étant une philosophie de l’individu et le parti une structure collective, les deux sont en principe incompatibles. Mais le libéralisme étant avant toute chose une façon d’être et de se comporter basée sur le respect de l’autre, il doit être au cœur même du fonctionnement de la structure qui prétend le représenter. Le manque de démocratie et de transparence à l’intérieur d’AL sont responsables de la levée de boucliers et du torrent d’invectives sur le net qui a suivi le 13 mars fatidique. Les tendances autoritaires et centralisatrices ainsi que le positionnement centre gauche ont été critiqués lors de la réunion. L’avenir devra être fédéral avec en contre partie l’affaiblissement inhérent au niveau de la prise de décisions. Mais ce n’est pas une entreprise et il faudra se souvenir que le but de l’opération à long terme est la diffusion de la pensée libérale mise à mal et totalement déformée par un bon siècle de propagande marxiste.
Pour en revenir avec la nécessité ou non d’un parti libéral, certains dont moi-même ressentaient davantage le besoin d’un lien entre les divers courants et mouvements déjà existant, très morcelés et donc invisibles du grand public. Aucune structure actuelle ne peut prétendre représenter l’ensemble des libéraux, mais nous pouvons tisser des liens en réseau pour nous renforcer.
Autre question qui se posait, notre attitude par rapport au gouvernement élu et à l’UMP. Nous sommes d’accord sur le fait que Sarkozy n’est pas libéral mais que certaines réformes qu’il propose vont dans le sens de ce qu’il est indispensable de faire pour remettre le pays sur pied. Il faudra veiller à ce que les réformes ne soient pas vidées de leur contenu, ce qui semble être la tendance actuelle. Par contre les réformes vraiment libérales (on peut rêver !) seraient soutenues jusque dans la rue si besoin était.
Cette rencontre était organisée par des individus indépendants . Si certains ont pu s’en offusquer en disant qu’AL était seule légitime à parler de ce qui avait été fait, je poserais la question : Qu’est_ce qu’AL et qui peut ou ne peut pas s’exprimer au nom d’AL ? Pourquoi cette initiative externe au parti ? Parce que nous avons pu voir qu’il était impossible d’exprimer et de faire circuler des critiques internes. On a demandé aux adhérents de faire corps avec la direction en raison des élections. Le succès ne fut pas hélas à la hauteur des énergies déployées et le contre coup ne pouvait que provoquer des vagues et remettre tout en question. Cependant les critiques et les invectives personnelles finissent aussi par lasser et il faudra sortir de la crise. En divisant ? En réformant ? C’est décidément au goût du jour et dans ce cas aussi il faudra des changements radicaux des statuts et des hommes ; une réforme idéale qui satisfasse tout le monde est impossible ; et il restera toujours les oppositions personnelles entre individus. Je sais, nous sommes sur terre et non dans un quelconque paradis utopique et c’est beaucoup plus intéressant ainsi. Conclusion, l’automne sera chaud.
Eliette.
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